J’attends impatiemment de retourner à l’eau

29 avril, première journée de travaux sur le bateau. On passe à la douane en un coup de vent. Les douaniers nous demandent : « Où vous rendez-vous ? » « À la marina Gaines. » et le douanier d’enchaîner : « Oui, pour préparer votre bateau pour la saison ! » « Oui, c’est bien ça ! » répond-on avec le sourire.

J’aime me rendre dans le petit village de Rouses Point. Ici, tout tourne autour de la voile. En effet, plusieurs marinas y ont pignon sur rue. J’adore voir tous ces bateaux à pattes bien installés sur leur ber qui, sortis de leur élément pour l’hiver, semblent attendre impatiemment de pouvoir retourner à l’eau. Les quais de la marina sont déserts, eux aussi en attente. Tout est plus large, plus vaste, ouvert sur le majestueux lac Champlain.

À la marina les quais attendent les bateaux
C’est triste les quais sans bateaux

Malgré que ce soit du travail, j’aime ces préparatifs de la mise à l’eau. C’est agréable de passer une journée avec mon chum, être au grand air, sortir de notre quotidien et rêver de voyage…

Avant de se laisser pousser vers le large, quelques tâches nous attendent. Première étape : prendre connaissance des lieux. Comment le bateau s’est-il comporté pendant l’hiver ? On débarre la grande échelle et on grimpe sur le pont. Étonnamment, le bateau est assez propre, pas de brindilles, pas de mouches, pas de saleté. Comme si mon dernier ménage avait, pour une fois, perduré. (0n sait qu’un bateau, ça se salit vite !)

Le bateau sur ses pattes

On fait le tour du bateau et il n’y a ni surprise ni gâchis. Éric, mon chum, ouvre la trappe de la cale. Oups ! Beaucoup d’eau s’est accumulé et la pompe semble ne pas avoir fonctionné. On actionne le mécanisme : la pompe ne fonctionne pas. On vérifie les connexions, les fils. On nettoie la pompe. Rien. On va devoir en acheter une nouvelle. Et c’est parti ! On se rend à la boutique de la marina pour voir s’ils ont le même modèle. Heureusement, ils l’ont en inventaire. On achète aussi d’autres fusibles et ce qu’il faut pour les brancher. Éric fait des tests. Il commence par changer le fusible. La vieille pompe fonctionne ! Tant mieux. On décide de garder la nouvelle, car c’est toujours bon d’en avoir une deuxième à bord. Il est important que la cale soit toujours sèche.

Entre temps, j’entreprends de peindre les endroits écaillés de la coque avec la peinture antiadhésive qui empêche les moules de s’agripper au bateau. Plus je peins, plus je réalise qu’il y a des retouches à faire. Cette tâche m’aura pris tout l’après-midi. Malgré tout j’aime faire ce travail physique qui, je le sais, me permettra, sous peu, de profiter des grands espaces.

On mange notre premier sandwich sur le pont. Je ne sais pas pourquoi, mais les tomates goûtent meilleur sur le bateau !

On rédige une liste de choses à faire et des achats à effectuer. Cette année, j’ai le projet de sabler et de teindre toutes les boiseries de tek. Je devrai y apposer sept couches de teinture. Du temps et de la patience…

On a déjà hâte de revenir.

De votre côté, quels sont vos projets pour cet été ?