Revenir d’Islande changée

Si je me laissais aller un instant, si je me disais que tout est possible, sans limite, sans restrictions d’aucune sorte, je ferais quoi ?

J’aurais une ferme et j’importerais des chevaux de l’Islande pour en faire l’élevage. Je serais la première à le faire au Québec. Les gens viendraient à mon écurie faire des randonnées et découvrir ces magnifiques petits chevaux. Je serais toujours à cheval !

Aujourd’hui, j’ai rencontré quelqu’un qui vit ce rêve. Je suis allée faire de l’équitation dans une ferme de chevaux islandais au Vermont. La propriétaire m’a montré tous ses chevaux provenant directement d’Islande. Ils ont fait six heures d’avion pour venir au Vermont. Les autres chevaux sont nés sur le continent de parents islandais.

La ferme est parfaite. L’écurie est au rez-de-chaussée et la maison, au deuxième étage. Il y a de grands box, tout est propre et c’est à peine si ça sent le cheval… Dehors, l’on voit des fleurs, des pacages pour les chevaux, une petite piste de course et, au fond, les montagnes des Adirondacks. Wow !

 

Les jeunes filles qui travaillent à l’écurie sont souriantes et on s’y sent bien accueilli. On me présente mon cheval : Crystal. Il a la robe noire, toute simple. Je suis en compagnie d’un groupe de trois amies qui semble monter régulièrement. Je suis contente d’être avec des gens qui ont de l’expérience. Ainsi, on va peut-être pouvoir galoper… On part.

Quand je monte à cheval, je me sens toujours comme si j’avais huit ans et que c’était Noël. Depuis que j’ai monté des chevaux en Islande, j’en suis revenue changée. Plus encore que de vivre « Noël » de temps en temps, je voudrais monter ces chevaux si souples et confortables, courageux et calmes à tous les jours. Cela m’a pris des années pour me sentir à l’aise sur un cheval et pour avoir l’impression que je contrôle quelque chose au galop. Par contre, avec les chevaux islandais, tout est différent.

Ces chevaux ont une différente allure qu’on appelle le Tölt. C’est tout en douceur et en stabilité. On ne tape pas dans la selle comme au trot avec un cheval régulier. Et c’est si facile à acquérir, j’ai hâte de découvrir le galop avec ces chevaux.

La guide nous demande : « Est-ce que c’est correct si on galope ? » Oui, dis-je simplement, mais intérieurement, je suis si excitée ! Nous entamons un galop tout aussi souple que le Tölt, tout aussi fluide. Je n’y comprends rien. Comment se fait-il que ça soit si facile et agréable de monter un cheval islandais ? En plus, ils ne sont pas nerveux pour deux sous. On a rencontré deux chiens sur notre route dont l’un d’entre eux a surgi de nulle part en nous fonçant dessus tout en jappant. Les chevaux n’ont rien fait. Il n’y avait aucune tension ! J’étais prête à ce que le cheval fasse un écart, qu’il parte au galop, comme l’aurait sûrement fait le dernier que j’ai monté, qui avait peur d’une simple boîte aux lettres. C’est toute une belle découverte !

Si vous vous laissiez aller, quel serait votre rêve éveillé ?

Pour en savoir plus sur la ferme

Pour en apprendre plus sur le tölt