Le Saguenay me manque…

Je n’aime ni les aéroports, ni prendre l’avion. Je n’ai pourtant pas peur. Non, les poches d’air, les oreilles bouchées et les atterrissages ne m’affectent pas. Je n’aime pas être coincée dans mon banc d’avion, sans air, à la merci de la chaleur ou du froid. Je ne supporte pas le bruit intense des avions. Dans les aéroports, j’ai toujours peur de me perdre et de rater mon avion. En tant que dyslexique, avec une spatialité médiocre, qui s’est tant perdue dans sa vie, je reste inquiète lorsque vient le temps de me déplacer dans les aéroports. Bien entendu, il y a l’habitude. Je n’ai pas pris l’avion pendant 20 ans. J’imagine que je vais finir par me calmer et que mon inquiétude va s’atténuer à force de prendre l’avion et de fréquenter les aéroports…

Ma sœur et moi sommes de retour à Montréal. On attend notre taxi. Ce qui me frappe, c’est la chaleur qu’il fait : autour de 35 degrés. Ce matin, j’étais bien avec mes 12 degrés en Islande et me voilà envahie par cette température écrasante. On manque d’air. Je trouve qu’il y a trop de monde, trop de voitures et trop d’édifices qui me cachent l’horizon. J’étouffe.

Il y a des années que j’ai quitté mon Saguenay natal. Jamais je n’ai envisagé d’y retourner. Quand, pour la première fois, je suis arrivée en plein été à Montréal avec une température ambiante de 38 degrés, je me suis crue dans le sud tellement la différence de température était grande. J’adorais ! Moi, j’étais habituée aux soirées fraiches du Saguenay. Au contact des montagnes islandaises et des grands espaces, je me suis mise à m’ennuyer du Saguenay, du magnifique fjord et des monts Valin, qui ont été la toile de fond de mon enfance. Je m’ennuie de la fraicheur de l’été à la saveur de l’Islande. Je m’ennuie des hivers secs où, bien habillés, on peut profiter des plaisirs hivernaux. On ne peut pas en dire autant des hivers d’insulaires montréalais…

Je me mets à rêver d’avoir une ferme équestre à Sainte-Rose du nord : le plus beau village du Québec, niché dans les hauteurs du Saguenay face au Fjord. Imaginez des balades touristiques à cheval sur des montures islandaises….

Me voilà chez moi à Montréal. Je suis contente de retrouver mon fils et mon chum. Je vois bien qu’ils ont fait un effort pour que la maison soit en ordre. J’étouffe malgré tout. Il fait beaucoup trop chaud. Comment peut-on supporter une telle chaleur ? Il n’y a pas d’air et je me sens coincée dans cette ville sans issue. Je suis déprimée. J’ai envie de pleurer. C’était trop si beau là où j’étais ! Si grand !

Je me souviens que lorsque j’étais allée aux Bahamas lorsque j’étais au Cégep, j’étais revenue déprimée, et ce pour une longue période. Ma mère m’avait dit : « Tu n’iras plus en voyage, tu reviens trop déprimée ! »

De votre côté, vous êtes-vous déjà senti déprimé au retour de voyage ?

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Liane Simard

Il y a plusieurs années, j’ai écouté un reportage à la radio qui expliquait comment de nouvelles façons d’organiser le travail allaient se développer dans le futur. Grâce à Internet, les gens ne seraient plus forcés d’être cloués à leur bureau pour travailler. De nouveaux nomades parcourent le monde munis de leur ordinateur portable et de leur téléphone cellulaire, travaillant ainsi d’un peu partout dans le monde. Cette idée m’avait beaucoup séduite, mais le tourbillon de ma vie de coach d’acteurs sur les plateaux de télé et de maman battait alors son plein… Quelques années plus tard, j’ai commencé à m’intéresser aux maisons autonomes off the grid et au concept de l’autonomie alimentaire. Ayant toujours été travailleure autonome et, plus récemment, entrepreneure, cette idée d’autonomie quasi complète a trouvé écho en moi. J’ai eu envie d’avoir ma tiny house, nichée sur son petit coin de terre et d’y faire pousser des légumes. J’ai ensuite découvert la voile, sorte de petite maison autonome qui peut parcourir le monde. Ce blogue est le premier pas vers la concrétisation de ces idées et de ce mode de vie.

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