Les Islandais m’impressionnent

Avec ma sœur, c’est notre dernière soirée en Islande. Demain, c’est le retour au Québec. Nous sommes logées à l’hôtel de l’aéroport qui, simple et propre, n’a rien d’extraordinaire.

Pour cet au revoir, nous avons gardé la sortie au Blue lagon, qui n’est pas très loin de notre hôtel, pour la fin. Il est 20 heures. Nous nous y rendons. Plus on s’avance vers notre destination, plus on se demande ce qu’il y a au fond : des colonnes de fumée montent vers le ciel. « Mon Dieu, je ne savais pas qu’il y avait des usines à ce point en Islande ! » Mais non, ce n’est pas ça du tout. Ces colonnes sont les vapeurs chaudes qui viennent du Blue lagon. Cette station thermale est un lac artificiel de 200 mètres de longueur. Il est situé une zone volcanique en plein centre d’un champ de lave. Le tout alimenté par l’eau d’une centrale géothermique qui est chauffée à 240 Celsius par l’activité volcanique de l’île. L’eau ressort de la centrale à 30 et 39 Celsius et alimente directement le lac.

On entre dans l’eau. Il y a beaucoup de monde, mais l’organisation est efficace. Pour cette sortie, nous avons dû réserver deux mois à l’avance et il ne restait que des places en soirée. Il va sans dire que le Blue lagon est populaire… Pendant notre séjour, nous avons eu la chance de ne pas avoir de pluie. Ce soir, quelques gouttes tombent. Nous sommes dans l’eau chaude et sommes déjà mouillées, alors pas de problème.

L’eau est d’un bleu turquoise et d’une texture laiteuse. Nous croisons des gens portant un masque hydratant blanc. Nous avons aussi droit à ce masque de beauté. On trouve finalement un garçon dont le travail est d’appliquer le masque sur le visage des visiteurs. Pas mal comme emploi… Il nous explique que c’est un masque de silice, matière qui est extraite de l’eau, ce qui explique son côté laiteux. Tout est naturel, rien n’est ajouté au masque. Il nettoie la peau et lui redonne une certaine lumière. C’est amusant de voir tout ce beau monde dans l’eau, masque blanc au visage avec, en toile de fond, les colonnes blanches de vapeur et la lave durcie. On se croirait sur la lune.

Malgré que je sois en Islande depuis 10 jours, je ne suis pas encore habituée à ce qu’il fasse encore jour à 22 heures. J’étire ma baignade le plus longtemps possible. Je me dis que, tant que je suis encore dans l’eau, je suis en voyage.

On sort du Blue lagon et il est presque minuit. On voit le soleil baisser tranquillement. On ne verra pas la nuit encore une fois. De retour à l’hôtel, je rassemble tous mes bagages pour être fin prête le lendemain matin.

Je suis triste de quitter ce magnifique pays. Il me semble que je serais resté encore et encore. Je suis fascinée par ce petit État de 300 000 personnes qui arrivent à si bien fonctionner. Ils ont une langue juste pour eux, des chevaux qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, une culture forte, une façon novatrice d’exercer leur pouvoir de citoyen, un des niveaux de vie le plus élevé au monde, un peuple éduqué où on retrouve le plus grand pourcentage d’auteurs par habitant au monde. Et, le 8 mars dernier, L’Islande est devenue le premier pays du monde entier à imposer l’égalité salariale entre les hommes et les femmes. Les Islandais m’impressionnent.

De votre côté, avez-vous déjà été inspiré par les habitants d’un autre pays ?