Des chevaux partout qui aggravent ma maladie !

En Islande, au musée du cheval, on nous explique l’importance que les chevaux ont eu dans la colonisation de l’île. Il y a 80 000 chevaux en Islande pour 300 000 habitants.  (En comparaison, il y a 127 000 chevaux au Québec pour  7 millions d’habitants). Les Islandais sont fous de leurs chevaux. Ils ont une relation d’égal à égal et de complicité avec eux. Après le foot, l’équitation est leur deuxième sport national.

Je suis fascinée par tant de chevaux. On en voit partout. Des hordes galopent près des routes où broutent tranquillement. Moi qui les adore, je me sens comme une enfant dans un magasin de bonbons. Mais d’un autre côté, je ressens une frustration. Je voudrais les monter. Faire d’autres randonnées à cheval.

Ma sœur, qui a un grand cœur, comprend mon tourment intérieur et accepte qu’on mette au programme une autre randonnée à cheval. On se rend dans un  centre où une jeune guide nous accueille. Elle selle les chevaux et nous voilà déjà parties.

Avant de quitter le centre, je tente d’installer une GoPro sur mon casque, mais cela ne fonctionne pas. La caméra est à plat et je dois me résigner à partir sans elle. Dès le début de la randonnée, je me sens triste de ne pouvoir capter ces images. « Arrête de penser à ça et apprécie le moment», me dis-je. Quel dommage. C’est si beau et j’aurais tant aimé pouvoir immortaliser cet instant. Nous longeons la mer, une nuée d’oiseaux se lève et vole tout à coup au dessus de nos têtes. On entend les vagues et on sent le vent qui caresse notre visage. On va ensuite sur la plage et notre cheval trotte, sabots dans les vagues. Une dame cadre son appareil photo sur moi et elle capte cette image. Elle me fait un signe de gratitude pour mon grand sourire. Il est figé là, sans possibilité qu’il s’estompe ! Au fond, il y a les rochers et les vagues s’y jettent violemment. Il y a l’odeur. L’odeur de la mer, du varech, du sel, de la chaleur sur les roches. Toutes ces émotions et ces beautés sont exponentielles à cheval. J’oublie ma GoPro, je suis totalement avec ma monture.

Je ne veux pas que ça finisse…

Je demande à notre guide depuis combien de temps elle travaille au centre. Elle vient d’arriver. Elle a vu l’annonce d’offre d’emploi sur Facebook.

La voilà guide pour l’été en Islande. Quel travail, wow !

J’ai envie de tout quitter pour devenir guide équestre en Islande. Ça y est, ma maladie prend de l’ampleur !

De votre côté, avez-vous une passion qui vous renverse ?

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Liane Simard