Tant de beauté me rend insomniaque

Nous y voilà : l’Islande ! De mon hublot, je regarde cette île qui va nous accueillir. J’aperçois un paysage lunaire et désertique. Je m’inquiète. C’est là que je m’en vais ? Au sortir de l’avion, je sens la fraicheur du temps. 12 degrés en plein mois de juillet. Ouf, qu’est-ce que j’ai fait là? Était-ce une bonne idée de venir jusqu’ici ?

Nous partons en autobus pour Reykjavik. Le chauffeur nomme les guest houses à tour de rôle. La Haïda House est la nôtre. Il est 6h du matin, nous n’avons pas dormi de la nuit. Affamées et fatiguées, on tente de rejoindre la dame pour prendre possession de notre chambre. On la rejoint finalement au téléphone. « Prenez la chambre numéro 1, elle est ouverte, vous me payerez plus tard », nous dit-on enfin.  C’est le dépaysement total. Il ne faut pas dormir, il ne faut pas se coucher. Il faut entrer de plein fouet dans l’heure islandaise. On cherche un petit resto aux alentours qui serait ouvert pour qu’on puisse déjeuner. Heureusement, on en trouve un sur le coin de la rue. Pour un croissant jambon-fromage, cela coûte l’équivalent de 25 $. Bienvenue en Islande !

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On attend le chauffeur de l’autobus qui nous amènera à notre activité du jour : la visite de certains lieux de tournage de la série Game of Thrones. Je ne connais pas cette série, mais je me dis que les paysages vont sûrement en valoir la peine. On sort de la ville. Les montagnes apparaissent. Wow !  C’est grandiose. Le décor est à couper le souffle. Des montagnes escarpées, du vert partout, le ciel ouvert et l’horizon qui s’étend à l’infini. Me voilà dans l’immense et le grandiose !

Notre guide a franchement l’air d’un viking avec ses cheveux blonds et sa longue barbe. Nous voilà sur le premier site du tournage. Montagnes, moutons et grandeur. Je suis entourée de spécialistes de la série qui reconnaissent ces lieux et les scènes qui y ont été jouées. Je commence à me dire qu’il faudrait que je la regarde, c’est si beau, ici. L’autobus nous amène d’un lieu de tournage à un autre. Malgré la fatigue de l’avion et ma nuit blanche, je ne veux pas fermer les yeux. Je ne veux pas perdre une seconde de ce qui défile devant moi.

Au deuxième lieu de tournage, me voilà qui marche entre deux plaques tectoniques. L’Europe et l’Amérique. C’est à peine croyable. Comment puis-je faire pour mieux apprécier, pour mieux intégrer cette expérience?

Islande-entre-voile

Après la visite d’une chute, de laquelle on peut boire directement l’eau, on nous amène au musée du cheval. L’excursion ne semble jamais se terminer. Je me sens émue de tant d’abondance. Nous avons droit à une représentation avec des chevaux islandais.  On nous explique l’importance que les chevaux ont eu dans la colonisation de l’île. Il y a 80,000 chevaux sur l’île pour 300,000 personnes qui l’habitent. Je suis impressionnée par tant de chevaux.  Moi qui les adore, je me sens comme une enfant dans un magasin de bonbons. On nous explique que les chevaux islandais peuvent aller à cinq allures : au pas, au trot, au galop, (comme nos chevaux), au tölt et à l’amble. Ça tombe bien, car demain est au programme une randonnée équestre sous la lumière de minuit…

Il est 22h, je me couche, il fait clair. Je ne verrai pas la nuit. Malgré mon épuisement, j’ai du mal à dormir. Trop d’images et d’émotions à gérer. Mon « disque dur » a la petite roulette qui tourne.

De votre côté, avez-vous déjà eu du mal à vous endormir à cause de trop de beauté ?

lien: 

Vidéo où notre guide nous explique les différents lieux visités

       

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Liane Simard

 

Liane Simard

Il y a plusieurs années, j’ai écouté un reportage à la radio qui expliquait comment de nouvelles façons d’organiser le travail allaient se développer dans le futur. Grâce à Internet, les gens ne seraient plus forcés d’être cloués à leur bureau pour travailler. De nouveaux nomades parcourent le monde munis de leur ordinateur portable et de leur téléphone cellulaire, travaillant ainsi d’un peu partout dans le monde. Cette idée m’avait beaucoup séduite, mais le tourbillon de ma vie de coach d’acteurs sur les plateaux de télé et de maman battait alors son plein… Quelques années plus tard, j’ai commencé à m’intéresser aux maisons autonomes off the grid et au concept de l’autonomie alimentaire. Ayant toujours été travailleure autonome et, plus récemment, entrepreneure, cette idée d’autonomie quasi complète a trouvé écho en moi. J’ai eu envie d’avoir ma tiny house, nichée sur son petit coin de terre et d’y faire pousser des légumes. J’ai ensuite découvert la voile, sorte de petite maison autonome qui peut parcourir le monde. Ce blogue est le premier pas vers la concrétisation de ces idées et de ce mode de vie.

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