Une maison de campagne au lieu d’une thérapie…

À une certaine époque de ma vie de couple, mon chum et moi avons dû faire une thérapie. Je n’entrerai pas dans les détails, mais disons que nous étions rendus là…

Si vous n’avez jamais consulté un psychologue conjugal, sachez que ce n’est pas donné… Mais je ne regrette en rien cette expérience. Au contraire, cela a été très enrichissant et formateur. Je ne crois pas que nous serions encore ensemble si nous n’avions pas fait cette thérapie…

Après un an et demi de rencontres, nous avions « fait le tour », comme on dit. Nous nous sentions prêts à redevenir autonomes, à « laisser » notre thérapeute et à entreprendre un projet de couple. Quelque chose de rassembleur et qui nous donnerait des racines.

Comme nous avions été capables de payer un psychologue pendant tous ces mois, je me disais que nous serions capables d’avoir une petite maison de campagne… J’avais envie de faire vivre les grands espaces à mon garçon alors âgé de 6 ans. Puisque nous habitions Montréal, il n’avait pas la chance de grimper aux arbres et de construire une cabane dans sa cour…

Nous avons alors commencé les recherches. Les prix étaient bien différents de ce que je pensais. Et puis parfois, lors des visites, je n’avais même pas envie d’entrer dans la maison tellement elle me paraissait inhospitalière… Étrangement, j’ai toujours trouvé que les maisons avaient une âme et je ne me sentais pas bien avec la plupart de celles que je visitais.

Et puis, j’ai rencontré ma petite maison bleue… Bleu comme le chalet de ma grand-mère, bleu comme la douceur d’une amie. Elle était là, toute minuscule, entourée de ses bardeaux de cèdre. Une petite « grand-maman » née en 1885. Ancienne maison de colons où avaient habité antérieurement un couple et ses huit enfants. Où pouvaient-ils tous loger ?

Quand nous nous sommes rendus chez l’agent d’immeuble pour faire l’offre d’achat, celui-ci a dit : « C’est pas grand, là-dedans, hein! » J’en étais presque choquée ! Comment osait-il parler ainsi de ma maison, de ma Thiny House ! Elle est devenue notre petite bulle de campagne et de famille. Mon chum est devenu jardinier. Quelle joie de voir pousser ses propres légumes et de croquer dans la fraîcheur! La maison est devenue notre sujet de discussion préféré : « On va faire pousser ceci, on va aménager la grange comme cela, on va déménager ici, on va installer des panneaux solaires sur le toit de la maison, la transformer en maison autonome… »

Mon plus grand fantasme ! Ne plus dépendre d’Hydro-Québec, vivre en autosuffisance et adopter un mode de vie écologique et responsable. Vivre de ce que la terre nous procure et être dans la simplicité volontaire… Écrire et travailler peu à l’extérieur. Car, on s’entend que jardiner et s’occuper d’une fermette, c’est beaucoup de travail !

Et vous, avez-vous parfois envie de vivre une vie plus simple et de vous extraire de la société de consommation ? D’être autonome ?

liens: 

Pour en savoir plus sur les thiny house 

Voici ici une dame qui m’inspire 

2015-12-31-13-56-08-1
Liane Simard